Le marché mondial des services de traitement de données est en constante augmentation. Il représentait plus de 180 Mds € en 2020 et le volume mondial des données devrait augmenter de 530 % d'ici 20251. Si le big data recèle de très fortes perspectives de développement scientifique, culturel ou économique, nombreuses sont les thématiques d’intérêt général qui pourraient également bénéficier d'une optimisation des traitements de données : amélioration des services publics, transparence de l'information, stratégies climatique ou sanitaire, développement économique, etc.

Pourtant, les scandales liés à l’exploitation de données (Cambridge Analytica, les attaques cyber menées contre des centres hospitaliers, etc.), mais aussi l’exploitation lucrative des données par les géants du web, ont pu altérer la confiance du grand public, comme des entreprises, à partager leurs données.

La Commission européenne a proposé, le 25 novembre 2020, un projet de règlement relatif à la gouvernance des données dit Data Governance Act (DGA), dont l’objectif est de : « favoriser la disponibilité de données en vue de leur utilisation, en augmentant la confiance dans les intermédiaires de données et en renforçant les mécanismes de partage de données dans l’ensemble de l’UE ». Dans le chapitre IV, ce texte propose une nouvelle voie de partage des données appelée « data altruisme ». Cette notion repose entre autres sur la création d’organisations altruistes en matière de données, c’est-à-dire des tiers de confiance, indépendants, à but non lucratif, chargés d’assurer dans la plus totale transparence le recueil de données transmises à des fins d’intérêt général.

Le défi réside désormais dans le passage du droit aux faits. Car, le data altruisme reste, en l’état, une notion encore théorique. La Human Technology Foundation et lExploratoire Sopra Steria Next se sont donc associés afin de rédiger un rapport intitulé « Data Altruisme : les données au service de l'intérêt général ». Ce document notamment est destiné à apprécier la portée de cette création juridique et ses potentialités (PARTIE 1). Il propose des pistes réglementaires et d’actions pratiques pour une exploitation éthique des données.

Le rapport comprend également une analyse de modes de partage de données, particulièrement inspirants, en vue de l’élaboration de modèles data altruistes (PARTIE 2). Enfin, des recommandations opérationnelles sont détaillées pour permettre la mise en œuvre et le développement de ces modèles et d’en assurer véritablement le caractère altruiste (PARTIE 3). Ces recommandations ont été pensées afin d’être directement exploitables par les différents acteurs concernés.

Nous sommes heureux d’associer l’Exploratoire Sopra Steria Next à la Human Technology Foundation dans la réalisation de cette étude novatrice. Le data altruisme est une voie à explorer, au service du bien commun. Nous sommes fiers de signer ce partenariat et, ainsi, d’agir concrètement dans une démarche commune en faveur d’un numérique éthique, pour placer la technologie au service de l’humain", déclare Jean-Claude Lamoureux, directeur exécutif de Sopra Steria Next.
Nous réjouissons de ce partenariat avec L'Exploratoire Sopra Steria Next. A travers cette collaboration, notre objectif est d'explorer de nouveaux usages de la donnée à la fois créateur de valeur pour les parties prenantes et au service du bien commun. Il s'inscrit donc parfaitement dans la mission de la fondation : placer l'humain au coeur des technologies. Partageant avec l'Exploratoire cette volonté d'agir pour concilier éthique et développement des nouvelles technologies, nous sommes heureux de l'associer à ce projet innovant. », déclare Eric Salobir, président de la Human Technology Foundation.

Télécharger le rapport « Le data altruisme : les données au service de l’intérêt général »

 

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