Le retour d’expérience de Pierre Sérodes, Directeur adjoint, Responsable du SI de gestion au département Infrastructures de Recherche et Systèmes d’Information de l’Ifremer, publié dans le magazine de l’USF n°60, à l’occasion de la Convention USF 2023
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En 2021, l'Ifremer a franchi une étape supplémentaire en optant pour une migration vers S/4HANA pour ses 1 500 utilisateurs. Une étude de cadrage a été confiée à Sopra Steria, qui était déjà en charge du maintien en conditions opérationnelles des environnements SAP existants.
«
Nous avons pu identifier les apports de S/4HANA, notamment en termes d'ergonomie et de fonctionnalités, en particulier de reporting », explique Pierre Sérodes, Directeur adjoint, Responsable du SI de gestion au Département
Infrastructures de Recherche et Systèmes d'Information de l'Ifremer, pour qui S/4HANA est aujourd'hui adapté au secteur public, notamment pour la gestion budgétaire. « Cette étude de cadrage a précisé
le planning de migration, ainsi que les charges en matière de conception, de développement et de tests, nous en avons également profité pour recenser les principales améliorations fonctionnelles attendues
», poursuit Pierre Sérodes. « L'objectif était de ne pas considérer la migration vers S/4HANA comme un chantier technique ou une simple montée de version », rappelle Laurent Blot, Directeur adjoint
de l'agence secteur public de Sopra Steria.
La décision d'initier la migration a été prise fin 2021, pour une mise en production en juillet 2023, après deux bascules « à blanc ». « Cette migration a été réalisée à
iso-périmètre en mode brownfield », précise Claude-Emmanuelle
Fausther, chef de projet chez Sopra Steria. L'Ifremer a toutefois été contraint de changer de bases de données : « S/4HANA impose l'utilisation de la base de données HANA. Nous avons donc dû déployer une nouvelle base HANA en complément de notre base de données Oracle mutualisée, c'est un inconvénient de la migration vers S/4
HANA », constate Pierre Sérodes.
S/4HANA couvre principalement les périmètres des achats, des recettes (subventions), de la gestion budgétaire, de la comptabilité et de la gestion des projets scientifiques, grâce à un portail de demande/validation/suivi. « L'un des principaux enjeux est de fournir à nos utilisateurs davantage d'informations, qu'il s'agisse des entités administratives ou opérationnelles dans nos unités scientifiques », précise Pierre Sérodes. C'est un véritable changement par rapport à ECC : « Élaborer le
reporting avec ECC reste lourd et compliqué, cela nécessite souvent des développements spécifiques ou le recours à la couche d'infocentre avec des outils de mise en forme comme Business
Objects », estime le Directeur Adjoint. Des améliorations sont d'ailleurs prévues, basées sur Fiori et les tuiles standards de S/4, « elles permettront d'améliorer l'ergonomie, avec davantage de services dans un portail Web ».
Pierre Sérodes met en exergue plusieurs facteurs clés de succès pour réussir une telle transformation vers S/4HANA.
D'abord, bien choisir l'accompagnement : « Sopra Steria avait déjà la connaissance de nos processus et de nos environnements SAP, c'est un véritable atout pour aligner la solution sur les besoins des utilisateurs ».
Ensuite, il faut être vigilant sur les tests de non-régression : « Cette phase est très importante à anticiper, surtout lorsque l'on privilégie en première étape une migration à iso-fonctionnalités », précise le Directeur Adjoint. Enfin, les POC (
Proofs of Concept) restent indispensables : « Nous avons impliqué les utilisateurs très en amont, grâce à des ateliers de conception, afin d'identifier leurs besoins d'amélioration fonctionnelle, que nous avons ensuite hiérarchisés.
L
orsque l'on est capables de montrer aux utilisateurs comment ils travailleront avec les nouvelles interfaces, ils se projettent plus facilement dans leur nouvel environnement et cela facilite énormément les échanges »,
assure Pierre Sérodes.
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Source: USF Magazine