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La Fondation Sopra Steria-Institut de France fête ses 20 ans

20 ans de projets numériques solidaires et d’engagement bénévole

Paris, le 15 octobre 2021 - Sopra Steria – l’un des leaders européens du conseil, des services numériques et de l’édition de logiciels – célèbre les 20 ans de la Fondation Sopra Steria-Institut de France : 20 ans de soutien à des projets numériques solidaires et d’engagement bénévole auprès de nombreuses associations. A cette occasion, la Fondation revient sur les projets et associations phares qu’elle a soutenus au fil de ces deux décennies, et dévoile les résultats d’une étude réalisée avec l’Agence nouvelle des solidarités actives (Ansa) sur le thème « Numérique et fragilités humaines ».  

La Fondation Sopra Steria-Institut de France, 20 ans de solidarité en action  

Créée en 2001 sous l'égide de l'Institut de France, la Fondation Sopra Steria-Institut de France a pour objet de soutenir des projets mettant les technologies du numérique au service de l’humain et de l’environnement. Elle soutient le développement de projets solidaires, à dimension sociale ou environnementale et facilitant le quotidien des publics fragilisés, grâce à l’innovation et à l’entrepreneuriat social, dans les domaines suivants  : 

  • Éducation et formation ; 
  • Inclusion sociale ; 
  • Préservation de l’environnement. 

La Fondation se veut également être un terrain d’action pour les collaborateurs Sopra Steria souhaitant s’engager auprès de publics vulnérables. Au cours des 20 dernières années, plus de 200 parrains et marraines bénévoles Sopra Steria ont ainsi apporté leurs conseils et expertises à plus de 100 projets, auprès d’organismes à but non lucratif.

La Fondation, c’est aussi le Prix Entreprendre pour demain qui, depuis 18 ans, permet aux jeunes étudiants et entrepreneurs de donner vie à leurs projets et innovations, au service des publics fragilisés et de l’environnement. 

Adiléos, Click & Say et la Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF) : coup de projecteur sur 3 projets soutenus par la Fondation Sopra Steria-Institut de France

Adiléos : aider les personnes en difficultés sociales et ceux qui les accompagnent

Créée en 2014 par Jean-Michel Cot, directeur de projets chez Sopra Steria, et accompagnée par la Fondation Sopra Steria-Institut de France, l’association Adiléos met à disposition un portail de services numériques à destination de personnes en situation de précarité et de leurs accompagnants sociaux. Ce projet est né d’un constat fait par Jean-Michel alors qu’il était bénévole dans un centre d’accueil de jour pour personnes sans domicile fixe : les personnes en situation de précarité accueillies dans ces centres perdent régulièrement leurs papiers, ou se les font voler. Il a alors créé un coffre-fort numérique permettant de conserver les documents administratifs des personnes sans abri.

Fabien Lamire, bénévole ADILEOS

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Adileos

Ce projet associatif s’est par la suite étoffé avec, en 2016 et 2017, la participation à une expérimentation avec l’UNCCAS (Union nationale des centres communaux d'action sociale) et le ministère des Affaires Sociales, et l’accélération du déploiement national des solutions proposées par Adiléos. Aujourd’hui, 80 structures sociales ont recours aux outils d’Adiléos, qui ont notamment été élargis aux femmes victimes de violences, et qui sont utilisés par plus de 20 000 personnes et travailleurs sociaux. En septembre 2021, l’association a lancé Adiléos Mobile, une application permettant aux personnes en difficulté sociale (SDF, migrants, victimes de violences conjugales, prostitution, etc.) d’avoir accès, directement sur leur téléphone, aux services proposés par Adiléos pour faciliter leur quotidien et leurs démarches sociales.

Grâce au travail de bénévoles de Sopra Steria mais aussi de la Fondation Sopra Steria-Institut de France, Adiléos travaille actuellement au déploiement de Parcours-Hébergement, une nouvelle solution pour accompagner les structures sociales dans la gestion de leurs places et capacité d’hébergement.

Fabien Lamiré, Business Analyst chez Sopra Steria et bénévole pour Adiléos, témoigne : « J’accompagne ce projet solidaire depuis 2017, ce qui me permet d’apporter mes compétences en tant que Business Analyst pour comprendre les besoins utilisateurs et proposer des solutions adaptées. J’ai ainsi pu participer à la création d’Adiléos Mobile, qui permet aux personnes en difficulté sociale d'accéder aux solutions de l’association sur leur téléphone. Ce travail auprès de l’association me permet de voir l’impact concret et positif des solutions que nous développons sur le quotidien des personnes en situation de précarité. Ce sont des missions gratifiantes, qui ont du sens pour la société et qui, par ailleurs, me permettent de développer mes compétences personnelles et professionnelles. Il s’agit vraiment d’une relation gagnant-gagnant ! ».

Click & Say : une application pour les enfants atteints de troubles du langage

Projet lauréat du Prix Étudiant de la Fondation Sopra Steria-Institut de France en 2018, Click & Say est un outil d’aide à la communication destiné aux enfants atteints de troubles du langage.

Créé par Céline Carlier, Inès Sabani et Morgane Ragneau, Click & Say est né du constat que, en 2017, le seul moyen de communication pour les enfants atteints de troubles du langage et leur entourage était un carnet en papier. Pour ce groupe d’étudiantes, il s’agissait de mettre les nouvelles technologies au service de ces enfants afin de faciliter les échanges avec leur famille, mais aussi avec le personnel de santé les accompagnant au quotidien. 

Click & Say« Grâce au Prix Étudiant 2018, nous avons pu bénéficier de l’accompagnement d’un parrain, Abdelhamid, bénévole à la Fondation Sopra Steria-Institut de France. Son soutien et son éclairage, nous ont permis de développer l’application Click & Say et de passer d’une idée à la mise en œuvre de notre projet. Nous sommes fières aujourd’hui de pouvoir proposer gratuitement l’application Click & Say sur plusieurs plateformes de téléchargement, et ainsi de contribuer à rétablir une communication instantanée entre les enfants et leur entourage, grâce à un tableau de bord interactif et personnalisable. Nous espérons que cette application pourra devenir l’outil de communication n°1 des familles, mais aussi des structures et personnels de santé qui accompagnent les enfants atteints de troubles du langage », explique Céline Carlier, co-fondatrice et directrice générale de Click & Say.
Abdelhamid NassarAbdelhamid Nassar, coach agile et directeur projet chez Sopra Steria, est parrain de Click & Say pour la Fondation Sopra Steria-Institut de France. Il raconte : « Dès le début, j’ai été séduit par ce projet qui partait d’une idée simple mais efficace, et faisait écho à une situation personnelle, puisque mon neveu est atteint de troubles du langage. Il était donc facile pour moi d’imaginer les différents types d’application de la solution Click & Say, et l’enthousiasme et le dynamisme de Céline, Inès et Morgane m’ont apporté beaucoup d’énergie. Ensemble, nous avons travaillé à la réalisation d’une maquette, puis d’une première version de l’application, que nous avons travaillée et retravaillée pour aboutir à un produit fini. J’ai beaucoup évolué professionnellement depuis le début de mon accompagnement sur ce projet, ce qui m’a permis de pouvoir proposer de nouvelles compétences et méthodes tout au long de l’aventure Click & Say. Cela m’a d’ailleurs conforté dans mon choix de carrière de m’orienter vers du coaching et c’est un réel plaisir de voir ce projet aboutir. »

La Fondation Sopra Steria-Institut de France continue aujourd’hui d’accompagner Click & Say dans la prochaine phase du projet : développer une nouvelle version de l’application pour les professionnels et structures de santé, mais aussi pour les écoles spécialisées, afin de permettre des échanges fluides avec les enfants atteints de troubles du langage.

La Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF) : un engagement contre les violences faites aux femmes

Agnès Mairaville, bénévole FNSF

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La Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF) est un réseau d'associations spécialisées dans l'accueil, l'accompagnement et l'hébergement des femmes victimes de violences.

Agnès Mairaville, architecte solution chez Sopra HR Software, accompagne la FNSF dans la refonte de certains outils digitaux pour améliorer le fonctionnement de la Fédération (qui coordonne 73 associations) et assurer la sécurité des données qu'elle gère.

Grâce à la contribution des bénévoles de Sopra Steria, la FNSF travaille actuellement à la refonte et à l’internalisation de la fiche de recueil de données pour les écoutantes professionnelles.

L’analyse de l’ensemble des appels reçus au 3919 Violences Femmes Info sera ensuite réalisée avec les informations et les témoignages apportés par les femmes victimes de violences.

« J’ai pris contact avec la FNSF en 2020, grâce à la plateforme d’engagement citoyen Vendredi, qui permet aux collaborateurs de Sopra Steria de mettre leurs compétences au service du bien commun. Après avoir beaucoup travaillé en Espagne, où les violences faites aux femmes sont un sujet très important, je souhaitais m’engager dans ce combat qui me tient particulièrement à cœur. Cela fait plus d’un an aujourd’hui que je suis bénévole pour la FNSF, que j’accompagne notamment dans la refonte de leur application qui permet de recueillir les témoignages et les appels au 3919, numéro d’écoute destiné aux femmes victimes de violences. C’est un projet passionnant, bien que parfois difficile par la nature du sujet, mais qui me permet de lier mes connaissances techniques à mon engagement social et d’apporter, à ma manière, un peu d’aide aux femmes victimes de violences », explique Agnès Mairaville, bénévole pour la FNSF.


« Numérique & fragilités humaines » : des solutions concrètes pour un numérique au service des publics en situation de précarité

La crise sanitaire, révélateur de fragilités sociales multiples

La crise sanitaire liée à la Covid-19 a révélé les inégalités sociales et territoriales d’accès au numérique. Ces inégalités, déjà existantes avant la crise de 2020, ont été accentuées du fait de la fermeture des accueils physiques de nombreux services publics et des difficultés d’accès aux aides et accompagnements sociaux.

A l’occasion de ses 20 ans, la Fondation Sopra Steria-Institut de France publie un livre blanc intitulé « Numérique et fragilités humaines », réalisé avec l’Agence nouvelle des solidarités actives (Ansa). L’Ansa et la Fondation y dévoilent les résultats d’une enquête menée par l’Ansa auprès d’intervenants sociaux, institutions et acteurs de la médiation numérique à travers le territoire français, sur un échantillon de 335 personnes menée en 2021 et formule 5 propositions concrètes pour un numérique au service de tous :

  1. Concevoir les solutions numériques avec les experts d’usage en garantissant la participation effective des utilisateurs finaux, et en renforçant la participation des acteurs de la médiation numérique, des professionnels de l’accompagnement social et des intervenants sociaux.
  2. Prendre en compte la diversité des situations des personnes en développant des services numériques orientés « solutions », en personnalisant l’offre de services, adaptée à chaque situation et à son évolution, et en prenant en compte le temps d’appropriation du service numérique par les utilisateurs.
  3. Développer des services numériques facilement appropriables et à visée « capacitante » pour les futurs utilisateurs en privilégiant des approches souples et ludiques, en s’inspirant des solutions expérimentées à des fins de lien social et de solidarité, des solutions numériques « grand public » mais aussi des approches héritées de l’UX design.
  4. Simplifier le parcours utilisateur en garantissant le principe du « Dites-le nous une fois » (DLNUF), en prévoyant des solutions audios et en langue étrangère pour faciliter les usages numériques de tous les publics, en utilisant un langage Facile à lire et à comprendre (FALC) et en adoptant une charte graphique « universelle » pour développer une grammaire partagée du numérique.
  5. Accompagner les professionnels de l’action sociale et intervenants de la médiation numérique en les outillant et en les formant aux usages numériques, en mobilisant les plateformes de service et leurs concepteurs dans la formation des professionnels et en créant des liens durables entre acteurs de la médiation numérique et intervenants sociaux.
Frédéric Bardeau« Au cœur de la crise sanitaire, nous avons toutes et tous constaté l’accélération de la transformation digitale. Le numérique nous a, en quelque sorte, sauvés du confinement et de la distanciation physique. Mais la fracture numérique a aussi été exacerbée par la crise sanitaire, touchant durement les personnes isolées, peu qualifiées, âgées ou en situation de précarité », explique Frédéric Bardeau, président et co-fondateur de Simplon.co. « La problématique « numérique et fragilités humaines » est donc d’autant plus pertinente, et l’urgence de faire émerger des solutions pour la contrer est encore plus déterminante. Le plus important c’est, d’une part, que le numérique reste bien au service de l’humanité, dans le respect de notre planète, et d’autre part, de mobiliser toutes ses ressources pour relever les défis mondiaux qui nous font face ».

La place du numérique dans la vie des personnes en situation de précarité

Au-delà des questions d’emploi et de perte d’activité, l’enquête menée par l’Ansa révèle que la crise sanitaire a renforcé les difficultés induites par :

  1. La fermeture des lieux d’accueil physiques, amenant plus de complexité dans l’accès aux services d’accompagnement et aux droits ; 
  2. Le suivi de la scolarité dans le cadre de « l’école à la maison » ;
  3. L’isolement et la souffrance psychique.

Interrogés au sujet des conséquences de la crise sanitaire sur les profils des publics accueillis, 43 % des intervenants sociaux et médiateurs numériques affirment avoir accompagné de nouveaux publics, qui ne fréquentaient pas leurs structures avant le début de la pandémie. Travailleurs indépendants, étudiants, intérimaires ou salariés au chômage partiel sont autant de publics qui, jusqu’alors épargnés, se sont trouvés particulièrement fragilisés et ont été contraints de faire appel aux structures d’accompagnement.

Par ailleurs, 84 % des répondants soulignent le fait que les difficultés d’usage des outils et services numériques ont renforcé le risque de précarisation des personnes pendant la crise sanitaire, à un moment où l’accès aux droits passe plus que jamais par le numérique. 

Face à l’augmentation des publics en demande d’aide, 38 % des intervenants sociaux et médiateurs numériques interrogés ont répondu ne pas s’être sentis capables d’aider les personnes en difficulté avec le numérique. Parmi les raisons évoquées, les participants ont indiqué un manque de compétences et de formation pour aider les publics en difficulté, mais aussi un manque d’outils adaptés. En effet, les résultats de l’étude montrent que lorsque l’outil numérique ne permet pas de prendre en compte les logiques propres à l’intervention sociale, voire déforme les pratiques, il est « incapacitant » pour les personnes et les intervenants sociaux qui perdent alors en autonomie et en capacité d’action sur leurs propres pratiques.

Si le numérique peut impressionner les personnes fragilisées comme ceux qui les accompagnent, la crise sanitaire a permis d’accélérer les processus d’acculturation déjà à l’œuvre et fait émerger des pratiques innovantes pour renforcer le lien social, organiser les appuis collectifs et individuels, être à l’écoute des plus isolés, etc. Ainsi, 73 % des participants estiment que la crise sanitaire a renforcé la place du numérique dans l’accompagnement des publics les plus précaires, et plusieurs répondants perçoivent le numérique comme un levier pouvant contribuer à l’autonomie des personnes, si elles sont accompagnées et mises en confiance dans leurs usages.

Dominique Lambert« Depuis 20 ans, grâce à la Fondation Sopra Steria-Institut de France, Sopra Steria soutient des projets mettant les technologies du numérique au service de l’humain et de l’environnement. Nous sommes convaincus que l’acquisition et l’utilisation de compétences numériques sont un facteur incontournable d’intégration dans la société. Les résultats de l’étude réalisée par l’Ansa en témoignent : le numérique offre de formidables opportunités pour faciliter le quotidien des publics fragilisés, mais ces résultats pointent encore des situations pour lesquelles les professionnels de l’action sociale ont l’impression de subir les outils numériques. C’est pourquoi la Fondation continuera de s’engager dans les années à venir pour relever les défis sociaux et faciliter l’interaction entre innovation numérique et innovation sociale », indique Dominique Lambert, déléguée générale de la Fondation Sopra Steria-Institut de France.
Michèle PasteurMichèle Pasteur, directrice de l’Agence nouvelle des solidarités actives, ajoute : « Cette étude témoigne du fait que le numérique peut constituer un terreau fertile d’évolution des pratiques d’accompagnement social des personnes en situation de fragilité. Pour elles-mêmes d’abord, en leur permettant d’être plus autonomes dans les démarches à réaliser pour l’accès aux droits et aux prestations sociales ; pour les professionnels et intervenants sociaux, en libérant du temps lors des échanges directs pour se concentrer sur le cœur de leur mission : être à l’écoute, accompagner, conseiller et orienter. Mais cette « promesse » d’un numérique facilitateur de la relation accompagnant-accompagné ne se réalisera pas sans la prise en compte de plusieurs conditions de réussite en direction de l’un et de l’autre ».

Méthodologie

Afin de mieux comprendre la place du numérique dans la vie des personnes en situation de précarité, et plus particulièrement dans le contexte de la crise sanitaire, l’Ansa a mené une enquête, entre le 11 mai et 3 juin 2021, auprès d’intervenants sociaux, institutions et acteurs de la médiation numérique à travers le territoire français, sur un échantillon de 335 personnes.

Pour en savoir plus sur l’enquête « Numérique et fragilités humaines »

Pour accéder au livre blanc « Numérique et fragilités humaines »