À l’occasion de son AI Day et à quelques jours de l’AI Action Summit en Inde, France Digitale, première association de startups et investisseurs en Europe, dévoile le mapping 2026 des startups de l’intelligence
artificielle, réalisé avec le soutien de Sopra Steria Ventures.
Avec 1 114 startups recensées sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’IA, la France s’impose comme le premier écosystème européen, dans un contexte d’accélération mondiale
et de concurrence technologique renforcée entre les grandes puissances de l’IA.
Véritables moteurs de productivité et de croissance, les startups de l’IA jouent déjà un rôle clé dans l’économie française, avec près de 50 000 emplois créés
à date et une dynamique de recrutement soutenue : 94 % d’entre elles prévoient d’embaucher dans les 12 prochains mois.
La France confirme sa place de leader européen de l’IA
Un an après sa précédente édition, publiée en février 2025, ce mapping confirme la France comme une vivier incontournable de l'intelligence artificielle à l'échelle mondiale avec 1 114 startups développant
des produits ou services intégrant de l'IA, ou des infrastructures socles. À titre de comparaison, l'Allemagne recense 935 startups de l'IA .
À l'échelle nationale, Paris s'affirme comme le hub incontesté de l'IA, concentrant 63 % des startups françaises en Île-de-France. L'Auvergne-Rhône-Alpes arrive en deuxième position (8 %), suivie par l'Occitanie
(5,7 %) et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (4,8 %).
Malgré un contexte de levées de fonds plus complexe ces derniers mois, les startups françaises de l'IA ont levé près de 16 milliards d'euros (+23% vs 2024) depuis leur création. Plus de 67 % d'entre elles ont
déjà levé des fonds, principalement en seed et en série A, illustrant l'attractivité et le dynamisme de l'écosystème. En témoigne le nombre croissant d'opérations de grande ampleur : 32
startups ont réalisé des levées totales supérieures à 100 millions d'euros, contre 24 en 2025 .
Les startups de l'IA créent des gains de productivité, qui se traduisent directement dans la création d'emploi en France : elles représentent aujourd'hui plus de 45 000 emplois (+25% vs 2024), et 94 % d'entre elles ont l'intention
de poursuivre les recrutements dans les 12 prochains mois. Dans un contexte de ralentissement économique généralisé, ces chiffres confirment le rôle structurant des startups de l'IA dans la création d'emplois
qualifiés et durables en France, et par là même, la capacité des startups à créer de la valeur pour l'ensemble de l'économie française.
Maya Noël, directrice générale de France Digitale déclare : “Les startups françaises de l’IA s’imposent chaque année davantage comme les locomotives de l’écosystème d’innovation
et demain, de l’économie. Mais pour que ce dynamisme se transforme en atout industriel pour la France, il est crucial de soutenir leur compétitivité et leur croissance. Et cela se joue autant sur leur capacité à
réussir à recruter les bons talents, l’accès à la commande publique et privée, continuer d’obtenir des financements, et surtout avoir un cadre réglementaire clair et harmonisé à l’échelle
internationale.”
Les startups de l'IA au service de l'économie française
Année après année, ce mapping dévoile une tendance forte et structurelle : les startups de l'IA s'imposent comme une brique essentielle de l'économie, avec près d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires généré
en 2025. Ce dynamisme se traduit également par une maturité économique croissante : une startup sur deux est déjà rentable ou prévoit de l'être dans les trois prochaines années.
Leurs solutions trouvent des débouchés à tous les niveaux du tissu économique, en particulier auprès des grands groupes (29 %), des ETI (24 %) et des PME (19,5 %). Les acteurs publics bien qu'en deçà ne
sont pas en reste : plus de 15 % des startups de l'IA comptent l'État et les administrations publiques parmi leurs clients, témoignant d'une adoption progressive de ces technologies par le secteur public.
Les startups de l'IA aident à accélérer la numérisation et l'innovation dans l'ensemble des secteurs économiques. La santé (10,4 %) et le marketing (6,9 %) arrivent en tête, suivis de près par la
data & le cloud (6,3 %), l'industrie (6,1 %) ainsi que la finance et l'assurance (6 %). Leurs solutions s'adressent principalement aux directions marketing (14 %), aux directions et administrations générales (6 %), ainsi qu'aux équipes
en charge de la relation client (6 %).
Socheat Chhay, Directeur Général de Sopra Steria Ventures explique “Les corporates et CVCs représentent 40 % des investissements mondiaux en IA. L'enjeu n'est plus technologique, il est stratégique. Nos partenaires industriels,
bancaires et souverains réclament des offres IA verticalisées, de confiance, éthiques et souveraines. Pour les startups françaises, l'équation est simple : sans accès à la commande publique et privée,
pas de passage à l'échelle. Sopra Steria facilite la collaboration entre elles et 2 000 grands groupes et institutions européens.”
Comment les startups se saisissent-elles de l’IA ?
Si les cas d’usage de l’intelligence artificielle sont multiples, ce mapping met en lumière trois grandes dynamiques clés pour comprendre l’apport des startups de l’IA dans nos usages.
(1) L'adoption de l'intelligence artificielle par le grand public franchit aujourd'hui un nouveau cap avec l'émergence de l'agentique et des agents IA hautement spécialisés par métier. Longtemps, la question
centrale a été celle de la prise en main de l'IA. Désormais, de nombreuses startups lèvent cet obstacle en proposant des solutions clés en main, concrètes et immédiatement opérationnelles, facilitant
son intégration dans les usages quotidiens. Qu'il s'agisse de la gestion des stocks (Retail Shake), du service client (MayDay) ou encore du recrutement (Blify), l'IA s'impose progressivement comme un véritable copilote, que les organisations
peuvent intégrer simplement au sein de leurs équipes.
(2) L'exploitation et la valorisation des données constituent un levier central : 39 % des startups déclarent utiliser massivement l'IA pour franchir un nouveau cap en matière de gestion, d'analyse et d'activation des données. L'objectif est clair : exploiter pleinement des volumes d'information longtemps sous-utilisés. Dans ce contexte, l'accès et la fiabilité des données s'impose comme un enjeu structurant pour 1 startup sur 2 dans les 12 prochains mois. Sans datasets fiables, cohérents et correctement gouvernés, la performance et la robustesse des solutions d'IA demeurent limitées. Quelques exemples de startups cartographiées :
Bioptimus — Nous utilisons des technologies de pointe pour transformer des données multi-échelles en représentations exploitables, au service de découvertes majeures. Rejoignez-nous dans notre mission : construire
des foundation models capables de transformer la biologie.
Stern Tech — Analyse les comportements humains grâce à l’IA, au big data, au cognitive computing et aux sciences cognitives.
Evalio — Notre couche cognitive plug-and-play offre aux agents IA une véritable mémoire, une rétention du contexte et un raisonnement continu — pour de meilleures performances tout en réduisant les coûts
de calcul.
(3) L’IA Générative s'affirme comme la technologie d'abstraction dominante. Elle est citée par 78 % des startups et constitue désormais une brique incontournable, en particulier
au niveau de la couche applicative des solutions d'intelligence artificielle. A titre de comparaison, en 2023, seules 17% des startups déclaraient utiliser la Generative AI.